samedi 13 octobre 2007

La liberté guidant le peuple

La liberté guidant le peuple - Delacroix - 1830
(3,25m x 2,60m), Musée du Louvre, Paris


En Histoire, nous avons abordé l'absolutisme et sa remise en cause ; en Education civique, les libertés...ce tableau illustre ces thèmes...en attendant de l'étudier un peu plus tard dans l'année...n'hésitez pas à observer attentivement la toile et parcourir les quelques lignes de commentaires. Bonne lecture.


Le tableau montre une jeune femme franchissant une barricade, suivie d’hommes armées. Poitrine nue, elle porte une robe jaune, retenue à la taille par une ceinture de tissu. Elle est coiffée du bonnet phrygien (il était porté par les esclaves affranchis dans l’Antiquité, puis par les sans-culottes en 1789 / symbole de liberté), tient un fusil à baïonnette à la main gauche (la liberté se conquiert les armes à la main), brandit le drapeau tricolore à la main droite (consacré au moment de la Révolution française de 1789, il symbolise la concorde entre le roi / blanc et le peuple de Paris / bleu et rouge). Cette femme prend ici les traits de la liberté, elle symbolisera plus tard la République (à partir de 1870) : c’est une allégorie. (une idée prend une forme humaine).

A l’arrière plan, on distingue Notre Dame, montrant ainsi que la scène se déroule à Paris. On distingue les vapeurs des coups de feu. Les Parisiens sont mis en avant pour montrer qu’ils sont les acteurs principaux : ils sont mobilisés pour défendre la liberté. La société est représentée par quatre personnages qui accompagnent la jeune femme. A sa gauche, un jeune garçon (liberté, idée d’avenir ?) brandit des pistolets de cavalerie et un sac arrachés à un soldat de Charles X. Il inspirera Victor Hugo pour son Gavroche des Misérables. A sa droite, un homme en redingote et chapeau haut, représente un bourgeois ou un maître artisan (certains y voit Delacroix / une façon de montrer que le peintre est de tout cœur avec la population ?). Derrière lui, un homme brandissant un sabre, portant un béret et un tablier protecteur, représente un ouvrier des manufactures. Un autre ouvrier est blessé et se traîne sur les mains pour contempler avec envie son idéal la déesse la Liberté en marche vers la victoire. On distingue aussi, au premier plan, à terre, les soldats vaincus du roi Charles X. Ils n’ont donc pas réussi à faire face ce jour là aux insurgés.

C’est une peinture romantique. En effet, elle exprime et éveille les sentiments : la pitié (cadavre décharné, ouvrier blessé), l’enthousiasme et l’espoir (le gamin de Paris bondissant), la volonté et la détermination (le visage des personnages de gauche), l’angoisse (le ciel tourmenté de fumée). Elle donne aussi un grande importance au mouvement : les personnages avancent vers le spectateur comme pour le faire entrer dans l’action.

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